L’anonymat sur les réseaux sociaux : la lâcheté érigée en modèle économique
Par André Abeledo Fernández Il existe une différence fondamentale entre celui qui défend une idée à visage découvert et celui qui se cache derrière une photo volée, un faux nom ou un profil anonyme. Le premier peut se tromper ou avoir raison, mais il a au moins le courage d’assumer les conséquences de ses paroles. Le second, trop souvent, utilise l’anonymat comme un bouclier pour insulter, diffamer, menacer ou mentir sans avoir à rendre de comptes. Les personnes dotées d’un minimum d’honnêteté, d’éthique, de cohérence ou simplement de sens du ridicule signent ce qu’elles écrivent. Lorsqu’on publie une opinion, il est logique d’être prêt à en répondre. De la même manière qu’un journaliste signe ses articles, un écrivain ses livres ou un syndicaliste ses communiqués, quiconque participe au débat public devrait le faire en indiquant clairement qui il est. C’est pourquoi il est difficile d’accorder du crédit à certaines opinions provenant de profils anonymes. Non pas qu’une idée soit...