Notes griffonnées à la hâte sur le temps perdu
Par Augusto Zamora R. Peut-on, en ces temps incertains, passer des jours — voire des semaines — sans lire ni écouter les nouvelles internationales et constater que rien de fondamental n’a changé ? La guerre en Ukraine continue exactement comme avant, sans rien de mémorable à raconter. Même chose pour la guerre d’agression contre l’Iran, à ceci près qu’elle ne dure encore que depuis quelques mois. L’Asie-Pacifique offre un autre décor figé, celui-là depuis des décennies. Quant à l’Europe atlantiste, elle reste enfermée dans le cercle vicieux de la russophobie, des délires guerriers et des entreprises qui coulent, pendant que ses politiciens parlent comme s’ils vivaient encore au XIXᵉ siècle. Pour la plupart, c’est le cas, inutile de faire semblant. Comme pour presque tout, il y a une explication. Mais elle apparaît rarement dans les analyses — ou plutôt dans les parodies d’analyse qui font fureur aujourd’hui —, où pullulent les généraux de pacotille du micro et les amiraux de salive...