« Qu’ils mangent de la brioche ! » : l’Europe face à l’explosion sociale
Par Carmen Parejo Rendón Délocaliser, privatiser, déposséder Il y a d’abord eu les délocalisations, avec un seul objectif : garantir les taux de profit des grands monopoles. Puis sont venues les privatisations. À partir de la crise économique de 2008, la même offensive s’est poursuivie : plans d’austérité, étranglement des dépenses sociales, nouvelles privatisations et démantèlement des droits. En somme, l’Europe appliquait à ses propres populations les politiques que le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale avaient imposées aux pays dits « en développement » — précisément pour entraver leur développement. Comme si cela ne suffisait pas, les guerres destinées à garantir le pillage international ne se sont pas seulement poursuivies : elles se sont multipliées. Tout comme la guerre menée par d’autres moyens, à coups de sanctions et d’affrontements douaniers. Afghanistan, Irak, Syrie, Libye, instrumentalisation de la justice à des fins politiques en Amérique la...