Un autre football et un autre monde sont possibles… et indispensables
Par Javier Tolcachier Dans quelques jours, des centaines de millions de personnes auront les yeux rivés sur la Coupe du monde de football 2026. Présentée comme une célébration universelle, cette grand-messe planétaire se déroulera pourtant au cœur d’une crise systémique globale — économique, écologique, sociale et géopolitique — dont les effets sont de plus en plus violents et impossibles à dissimuler. Comme lors de nombreuses éditions précédentes, le spectacle sportif servira aussi de puissant dispositif de diversion, un écran géant destiné à détourner l’attention des conflits, des injustices et des rapports de domination qui structurent le monde contemporain. Dès l’origine, un instrument politique L’histoire des Coupes du monde est indissociable des rapports de pouvoir. En 1930, en Uruguay, le premier tournoi se tient dans le contexte de la Grande Dépression provoquée par le capital financier états-unien. En 1934, l’Italie fasciste de Mussolini instrumentalise le football com...