Ce n’est pas Téhéran, c’est Pékin
Par Eduardo Luque Une guerre sans justification claire La question reste entière : pourquoi les États ‑ Unis ont-ils décidé d’attaquer l’Iran ? Même au sein de la classe politique américaine, aucune explication convaincante ne s’impose. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a résumé le malaise : « Même à Washington, nombreux sont ceux qui ignorent le véritable objectif de cette opération militaire. » Les raisons avancées par la Maison ‑ Blanche sont multiples, contradictoires et souvent peu crédibles. Donald Trump a présenté une douzaine d’arguments différents pour justifier l’offensive. Aucun ne résiste à l’analyse : l’Iran n’a ni armes nucléaires, ni missiles intercontinentaux capables de menacer directement les États ‑ Unis, et n’a, en quarante ‑ sept ans d’existence, engagé aucune guerre d’agression. Israël, mandataire et déclencheur L’hypothèse la plus vraisemblable évoque une guerre par procuration encouragée par Israël. L’objectif stratégique serai...