Et si Adolf n'était pas seulement un homme, mais une époque qui se répète ?
Pourquoi, parfois, les sociétés en crise finissent-elles par embrasser ceux-là mêmes qui vont les détruire ? Le fascisme ne se présente jamais comme une tragédie. D'abord, il promet l'ordre, le travail et la fierté. Il arrive drapé de drapeaux, parlant de patrie, de sécurité et d'avenir, tout en transformant la peur collective en une véritable usine à haine. Quand la rage apprend à voter, la démocratie commence lentement à creuser sa propre tombe. Et quand la société découvre le monstre qu'elle a engendré, il est généralement trop tard. Par Aday Quesada Quand l’histoire bâille face au désespoir Il est des époques où l’histoire n’avance pas : elle bâille simplement. Elle reste immobile, figée, observant des peuples marcher endormis vers l’abîme tout en étant convaincus de se diriger vers le progrès. Puis, lorsque le désespoir arrive à maturité, apparaissent les marchands de salut. Les noms changent, les drapeaux changent, les coiffures et les slogans changent, ...