Sans conscience de classe, pas d’avenir
Par André Abeledo Fernández Sans conscience de classe, il n'y aura pas d'avenir : reconstruisons la gauche pour mettre fin à la barbarie. L’extrême droite ne progresse pas parce qu’elle serait invincible. Elle progresse parce que des millions de travailleurs ont cessé de croire qu’il existe une alternative réelle au modèle actuel. Elle progresse parce que trop de gens modestes ont le sentiment que personne ne les représente, que personne ne les écoute, et que la gauche a depuis longtemps cessé de parler leur langue et de fréquenter leurs quartiers, leurs usines et leurs lieux de travail. C’est le grand drame de notre époque. Pendant des décennies, le néolibéralisme n’a pas seulement détruit des droits du travail, privatisé des services publics et précarisé la vie de millions de personnes. Il a aussi réussi quelque chose d’encore plus dangereux : détruire la conscience de classe. On a convaincu les travailleurs qu’ils n’étaient plus des travailleurs. On nous a appris à...