Préparer psychologiquement les Européens à la guerre
Par Hansi Quednau Que se cache-t-il derrière la campagne visant à « endurcir » des sociétés qui rejettent encore la guerre ? La résistance de millions d’Européens à participer à une guerre est déjà présentée comme une faiblesse qu’il faudrait corriger. Derrière les mots « résilience », « dissuasion » et « préparation psychologique » apparaît une stratégie bien plus inquiétante : envoyer des soldats au front, assumer leur mort et utiliser les premières pertes pour discipliner l’ensemble de la société. Il ne s’agit pas seulement de préparer des armées. Il s’agit aussi de nous habituer à obéir, à nous appauvrir et à mourir. Parfois, une idée brutale est présentée avec des mots si soignés qu’il est difficile de la reconnaître au premier regard. On parle avec des termes aussi subtils que « résilience », « dissuasion », « mentalité défensive » ou « préparation psychologique ». Tout semble très raisonnable, presque technique, jusqu’au moment où l’on retire l’emballage. Alors apparaît la...