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Le facteur 100 et la magie noire

Par El Lince Le silence des chiffres Qu’avez-vous remarqué d’étrange dans l’agression contre l’Iran menée par les néonazis des États ‑ Unis et par le IVᵉ Reich sioniste, autrefois appelé Israël — agression qui dure désormais depuis quarante ‑ cinq jours ? Indice : alors que, lors des révoltes de janvier, tout le cloaque médiatique suivait presque minute par minute le nombre de victimes, aujourd’hui il n’y a plus la moindre référence à celles ‑ ci. Le gouvernement iranien avait alors reconnu 3 117 morts ; la presse de propagande occidentale avait gonflé le chiffre à 30 000, certains allant jusqu’à parler de plus de 40 000. Et maintenant ? Téhéran annonce 3 375 victimes, mais dans le cloaque médiatique occidental, pas la moindre mention d’un chiffre. Le facteur 100 : invention américaine C’est ce que l’on appelle « le facteur 100 ». Ce concept fut inventé durant la guerre du Vietnam par des psychologues américains pour calmer les tensions internes et maintenir la populati...

La gauche trahie et diffamée

Par André Abeledo Fernández Che Guevara, Fidel Castro, Hugo Chávez, Staline, Lénine, Karl Marx, Friedrich Engels, Rosa Luxemburg, Mao Zedong, Hô Chi Minh, Líster : voilà ce qu'est la gauche. La gauche lutte contre les privilèges des élites, consciente que, dans la lutte des classes, la modération et les demi-mesures sont l'antichambre de la trahison. Ces hommes ont consacré leur vie à la cause de la classe ouvrière, ils ont combattu le pouvoir sans jamais se vendre, prêts à donner leur vie pour la révolution. Car la révolution n'est pas un jeu, ni un mot que l'on prononce pour en tirer profit. Ce sont les véritables révolutionnaires, des hommes honnêtes et courageux, vilipendés et diffamés, tandis que tout l'appareil du capitalisme s'emploie à prostituer l'histoire, à propager des mensonges et des calomnies, dans le silence complice de la social-démocratie et de la fausse gauche, plus soucieuses des réseaux sociaux et des intentions de vote que de la...

La fin du monde est reportée

Par Jacques Lanctôt Depuis que les États-Unis et Israël se sont lancés dans une dangereuse escalade en Iran, où la menace nucléaire semble atteindre un point de non-retour, et que le président psychopathe en chef des États-Unis promet de réduire en cendres ce pays dont la civilisation perse est plusieurs fois millénaire et possède, selon l’UNESCO, 29 sites inscrits au Patrimoine mondial – « Une civilisation entière va mourir cette nuit », avait-il prévenu comme on annonce que les patates sont cuites –, celui-ci semble avoir oublié son programme caribéen et son rêve de s’emparer de Cuba, en douceur ou par la force. Et c’est tant mieux, pourrait-on dire, car les spéculations allaient bon train depuis ces déclarations fracassantes. Allait-il bombarder en pleine nuit l’île plongée dans le noir à cause des pénuries de combustible et lancer ses super-Rambos dans les villes et sur les plages parmi les touristes terrifiés ? Allait-il tenter une opération chirurgicale à la vénézuélienne en ...

Une civilisation de la peur

Par Suzette Sandoz L’Occident européen est devenu peureux. L’Union européenne a peur de la Russie qu’elle soupçonne de vouloir peu à peu l’envahir ; résultat : elle est incapable de s’émanciper de l’OTAN. L’Ukraine a peur de la Russie et n’a pas vraiment confiance en l’Union européenne ; résultat : elle voudrait se rapprocher de l’OTAN mais se méfie des États-Unis qui l’ont plus ou moins lâchée après lui avoir promis, sous M. Biden, un soutien « indéfectible », et qui entendent, sous M. Trump, faire la paix sans prendre sérieusement en compte son avis et ses besoins. La Suisse a peur de l’Union européenne qui menace de la faire chanter économiquement et politiquement sous couvert des bilatérales III. Résultat : elle n’ose pas défendre son propre ressortissant, Jacques Baud, contre la tyrannie liberticide de l’Union européenne qui bafoue allègrement la liberté d’opinion, la présomption d’innocence et le droit à un procès équitable. Toute l’Europe a peur du sionisme théologique...

La normalisation de la brutalité : quand retrouverons-nous notre humanité ?

Par Adnan Hmidan Ce que nous observons aujourd’hui dans l’ensemble de la Palestine occupée n’est ni une défaillance du système de l’ordre international, ni un brusque dérapage du comportement habituel de l’occupation israélienne. La plus grande erreur des observateurs consiste à traiter l’escalade actuelle des atrocités comme un simple lapsus momentané de maîtrise ou une exception chaotique que l’on pourrait gérer à coups de déclarations diplomatiques d’inquiétude. En réalité, ce qui se déroule sous nos yeux représente l’état naturel d’un projet colonial. Quand on comprend les fondements structurels de l’occupation, on saisit que la brutalité n’est pas une option politique mais une nécessité fonctionnelle pour assurer sa survie. L’infrastructure de la cruauté Selon la logique de l’occupant, il est parfaitement normal qu’un prisonnier ou otage palestinien soit torturé, humilié et dépouillé de toute humanité. Il est parfaitement normal qu’au sein de la Knesset résonnent des appel...

Trump veut fermer les garderies pour financer ses guerres

  Par Yonaski Moreno Le président des États-Unis, Donald Trump, a présenté vendredi sa proposition de budget pour l'exercice 2027, qui prévoit un montant record de 1,5 milliard de dollars pour la défense — soit une hausse de 40 % du financement de ce secteur. Cette augmentation serait directement financée par une réduction systématique des programmes sociaux et des agences fédérales. L'annonce illustre clairement la volonté de Trump de poursuivre ses projets impérialistes au détriment des besoins et des droits humains fondamentaux. Cette injection massive de fonds au Pentagone intervient alors que la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran entre dans son deuxième mois, un conflit qui provoque une flambée des prix du pétrole et, par ricochet, une hausse généralisée des prix des produits de première nécessité, de l'essence et de l'énergie dans le monde entier — y compris aux États-Unis. « Nous faisons la guerre ; nous ne pouvons pas nous occuper ...

Les anti-impérialistes veulent transformer le monde ; les libéraux veulent seulement se rassurer

Par Caitlin Johnstone Ce qui distingue, au fond, la gauche anti-impérialiste des « humanitaires » libéraux du courant dominant, c’est la finalité de leur engagement : agit-on pour l’humanité, ou pour son propre confort moral ? Chez les libéraux, l’aspiration à la paix et à la justice reste souvent théorique. Elle relève davantage d’un idéal abstrait que d’une volonté d’affronter les structures de pouvoir concrètes qui produisent la guerre, l’injustice et la misère. Le libéral se dit opposé à la mort et à la famine des enfants — dans l’abstrait. Cette opposition nourrit une image flatteuse de lui-même, celle d’une personne vertueuse. Mais il n’ira pas jusqu’à dénoncer frontalement l’empire responsable, à répétition, de ces crimes : un empire qui mène des guerres d’agression, impose des blocus, orchestre des génocides. Il dit vouloir un monde sans pauvreté, non par conviction, mais parce que l’idée contraire lui serait moralement inconfortable. Pourtant, il se garde bien de remet...

La guerre contre l’Iran révèle les fissures du bloc des BRICS

Par Betwa Sharma Alors que beaucoup voyaient les BRICS comme le noyau dur d’un nouvel ordre mondial multipolaire, la guerre menée par les États ‑ Unis et Israël contre l’Iran met à nu des divisions profondes. Au cœur de ces contradictions, le rôle de l’Inde, qui se présente comme puissance du Sud global tout en s’alignant de plus en plus sur Washington et Tel ‑ Aviv. Un bloc présenté comme alternative à l’ordre occidental Les BRICS sont nés en 2009, réunissant le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud autour d’un objectif affiché : contester l’hégémonie des États ‑ Unis et promouvoir un monde multipolaire. Depuis, le groupe s’est élargi à 11 membres à part entière, avec l’intégration de l’Égypte, de l’Éthiopie, de l’Iran, des Émirats arabes unis et de l’Indonésie, et s’est doté de neuf « pays partenaires » comme la Biélorussie, Cuba, la Malaisie, la Thaïlande, l’Ouganda, l’Ouzbékistan et le Nigeria. La présidence tourne chaque année entre les membres et, cette an...

Grandir, c’est réaliser que les super-méchants ne croupissent pas en prison

La loi n’existe pas pour protéger les citoyens lambda contre les plus malveillants de notre société. La loi n’existe que pour protéger les plus malveillants de la société contre les citoyens lambda. Par Caitlin Johnstone Quand on est enfant, on joue aux gendarmes et aux voleurs, et on regarde des dessins animés où de méchants criminels sont arrêtés par de vertueux justiciers. Puis, en grandissant, on apprend que les plus malfaisants agissent en toute légalité et que personne ne les envoie jamais en prison. Demandez à un enfant de dessiner un méchant et il dessinera probablement un braqueur de banque, un voleur, un super-vilain ou quelqu’un qui enfreint la loi d’une manière ou d’une autre, car c’est ainsi que les enfants sont conditionnés à identifier la méchanceté dans leur monde. Ils ne dessineront généralement pas de personnalités politiques, de milliardaires, de magnats des médias, de ploutocrates de la tech, de bellicistes, ni aucune des gens riches et puissants à l’origine...

Le baron du mensonge bouleverse le monde… et échoue

À en croire les médias occidentaux baignant dans le déni et la soumission, on pourrait se croire sur une autre planète. Le réveil de l’Occident annoncera un cauchemar qui durera de nombreuses années. Par Peter Hänseler Donald Trump ne se contente pas de mettre le monde en péril par sa mégalomanie et sa cupidité : il restera sans doute dans l’histoire comme un maître incontesté du mensonge. Quelle est la réalité, alors que les médias occidentaux semblent avaler sans réserve les absurdités qu’il profère ? Introduction Les humoristes se voient privés de leur créativité : pour transformer les propos de Trump en farce burlesque, il n’y a qu’une seule démarche à suivre — ne rien faire du tout. Le laisser parler suffit à offrir un divertissement “de premier ordre”… au niveau le plus bas possible. Ce qui est moins drôle, c’est que les médias occidentaux, qui prétendent proposer des reportages et des analyses, prennent ces absurdités totales au sérieux. Si vous suivez les experts occide...