Cuba et le Venezuela montrent que résister, c’est vaincre
Par Carmen Parejo Rendón Quand la résistance empêche la défaite À la fin de la guerre d’Espagne, alors que la victoire franquiste semblait déjà inévitable, le président du gouvernement républicain, Juan Negrín, lança une consigne devenue historique : « Résister, c’est vaincre ». Au ‑ delà du slogan de guerre, il posait un problème stratégique de fond : que signifie résister quand le rapport de forces militaire, économique et diplomatique est totalement défavorable ? Aujourd’hui, cette question ressurgit avec force si l’on regarde ce qui se passe à Cuba et au Venezuela, soumis à une pression impériale extrême, mais qui continuent de défendre leurs projets politiques, malgré les contraintes et les concessions. La leçon de Negrín : gagner du temps, fissurer l’inévitable Negrín voyait déjà que la guerre d’Espagne n’était pas un épisode isolé, mais le premier front d’une crise européenne beaucoup plus large qui allait déboucher sur la Seconde Guerre mondiale. Son pari stratég...