Le capitalisme ne veut plus rien nous vendre : il préfère nous faire payer pour toujours
Par la rédaction canarias-semanal Abonnements, licences révocables et fonctionnalités bloquées transforment des produits déjà payés en services soumis en permanence au contrôle des entreprises. Les logiciels, les films, les livres, les automobiles et les appareils électroménagers cessent progressivement d’appartenir à ceux qui les achètent. Le capitalisme rentier remplace la propriété par un accès conditionnel qui permet de facturer à répétition un même produit et d’élargir le pouvoir des entreprises sur les consommateurs. Selon l’« Observatoire de la crise », autrefois, acheter un produit signifiait acquérir le droit de le conserver, de l’utiliser, de le prêter ou de le revendre. Cette relation est en train d’être remplacée par une autre, beaucoup plus rentable pour les grandes entreprises : le consommateur paie, mais ne devient jamais pleinement propriétaire. Adobe a été l’une des entreprises pionnières de cette transformation. Les anciennes versions de Photoshop pouvai...