La résistance de l’Iran et le mythe militaire des États-Unis

 Par Fernando E. Rivero O.

La guerre n’est pas une affaire strictement technique ou militaire. C’est une confrontation armée qui est toujours guidée par la politique.

Mythe 1 : La suprématie aérienne garantit la victoire

Les États-Unis ont perdu des batailles et des guerres même lorsqu’ils disposaient de la supériorité aérienne. Les défaites subies au Vietnam et en Somalie au XXe siècle, ainsi qu’en Afghanistan au XXIe, en sont des preuves irréfutables.

La puissance aérienne américaine permet d’appuyer l’avancée de l’infanterie, de détruire des infrastructures, de neutraliser des capacités offensives et d’éliminer des dirigeants. Mais ni les missiles ni les avions ne conquièrent de territoires, n’extraient de ressources naturelles et ne dirigent des nations. La force aérienne ne remplace pas les troupes au sol. L’Iran démontre que la suprématie aérienne ne suffit pas à vaincre la résistance des peuples.

Mythe 2 : Les guerres actuelles se décident avec des drones

En Afghanistan, lors de l’invasion, les États-Unis ont employé massivement des véhicules aériens non habités (UAV). Malgré cela, ils n’ont pas réussi à écraser une insurrection dépourvue de moyens aériens. Leur défaite s’est matérialisée par le retrait précipité et désorganisé de leurs forces en 2021.

Les UAV servent à la reconnaissance, frappent des cibles, neutralisent des menaces ou facilitent la progression des troupes au sol. Cependant, comme l’aviation traditionnelle, ils ont des limites dans le théâtre des opérations : avant tout, ils ne remplacent pas l’être humain, acteur central du combat. L’Iran montre, par sa résistance face aux drones modernes et coûteux des États-Unis et d’Israël, qu’avec les drones seuls, on n’occupe pas de territoires, on ne contrôle pas une population, et on ne renverse pas un gouvernement souverain.

Mythe 3 : L’élimination des chefs et des combattants ennemis décide de la guerre

Dans les guerres d’indépendance de Notre Amérique, les peuples patriotes ont conquis l’indépendance malgré d’innombrables pertes humaines. Durant la Seconde Guerre mondiale, l’Union des Républiques socialistes soviétiques a vaincu les nazis, pris Berlin et libéré une grande partie de l’Europe, au prix d’environ 25 millions de vies humaines.

Le Vietnam a triomphé et obtenu son indépendance, bien qu’il ait subi beaucoup plus de pertes que le Japon, la France ou les États-Unis à toutes les étapes du conflit. La victoire de l’Iran au XXIe siècle confirme que les peuples qui luttent, au-delà des adversités, finissent par triompher.

Mythe 4 : Une technologie supérieure et un équipement sophistiqué garantissent la victoire

Les États-Unis disposent d’un arsenal de pointe, emploient l’intelligence artificielle, possèdent des systèmes d’armes modernes, une technologie satellitaire avancée et comptent sur de puissants alliés. Pourtant, ils ne peuvent pas s’emparer du détroit d’Ormuz.

Leurs capacités militaires se révèlent impuissantes face à la perspective d’une invasion de l’Iran ou d’un changement de régime imposé. Aucune arme, aussi perfectionnée soit-elle, ne surpasse la volonté inébranlable de l’être humain. C’est le combattant qui conçoit et mène la guerre. La morale de lutte détermine la victoire, non la technologie militaire.

Mythe 5 : L’invincibilité des États-Unis dans la guerre

La guerre n’est pas un phénomène purement technique ou militaire. C’est une confrontation armée régie par des objectifs politiques. En tant que fait social, elle a pour acteur central l’être humain ; ce sont donc les peuples, et non les armes, qui décident des victoires.

L’histoire démontre qu’il n’existe pas d’empires invincibles. La génération libératrice de Notre Amérique l’a prouvé par ses luttes d’émancipation contre des puissances dominantes. L’Iran montre que la supposée supériorité militaire des États-Unis ne saurait justifier la renonciation aux principes, ni la capitulation sur la souveraineté, ni l’abandon des luttes historiques.

Le vaillant peuple iranien confirme, par sa résistance intégrale, qu’il est possible de vaincre l’impérialisme.

Traduction Bernard Tornare

Source en espagnol

Traduction réalisée pour diffusion et compréhension du texte original. Les propos et positions exprimés sont ceux de l’auteur initial.

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