Iran, je t'aime
Par Isabelle Alexandrine Bourgeois Je t’aime pour ce que j’ai vu, pour ce que j’ai vécu, pour ce que j’ai ressenti dans les rues de Téhéran, de Yazd, d’Isphahan et de Chiraz, quand je fus chargée de communication auprès du CICR en 2003. Je t’aime pour ton peuple attachant et pour certains de tes leaders, si loin des caricatures, si proche d’un essentiel que nous ne pouvons soupçonner, aveuglés par les propagandes médiatiques. Pendant un an, j’ai marché sur ta terre. Et jamais je n’y ai trouvé ce plomb que l’on nous décrit avec tant de certitudes et d’arrogance depuis nos plateaux télévisés. J’y ai rencontré des femmes belles et brillantes, libres dans leur esprit, souvent plus cultivées que nous. Des hommes dignes, profonds, d’une galanterie et d’une politesse presque oubliée chez nous. Un peuple d’une hospitalité désarmante, qui ouvre sa porte à chacun, comme à un ami qui revient de loin. Iran, tu es raffinement. Tu es poème de Hafez, Rumi ou Omar Khayyam. Même les...