Le fascisme de la fin des temps : faire du profit jusqu’à l’apocalypse

Par Naomi Klein et Astra Taylor

Le monde assiste à l’émergence d’un nouveau fascisme. Sa différence essentielle avec le cauchemar du XXᵉ siècle est terrible : les monstres d’hier séduisaient les masses en leur promettant un avenir purifié, prospère et stable. Ceux d’aujourd’hui accélèrent vers la catastrophe, sans frein, avec un seul mot d’ordre : que se sauve celui qui en a les moyens.

L’alliance qui se consolide entre ethno-nationalistes, techno-oligarques et fanatiques religieux a tourné le dos à toute idée d’avenir commun. Elle ne propose pas de réparer le monde, mais de sélectionner ceux qui pourront s’abriter lorsque tout s’effondrera.

Cet été, alors que la sécheresse et une chaleur implacable faisaient baisser le niveau du Danube, le fleuve a commencé à livrer ses secrets. Comme des monstres sortis de la boue du temps, des vestiges engloutis de la Seconde Guerre mondiale sont réapparus.

En Serbie, la décrue a révélé au moins vingt navires nazis, dont certains contenaient encore des munitions non explosées. En Hongrie, une motocyclette militaire nazie, couverte de boue desséchée, a refait surface près de médailles et de plaques d’identité rouillées appartenant à deux soldats allemands. En Slovaquie, une énorme bombe de 680 kilos, larguée par la Royal Air Force et restée immergée pendant plus de quatre-vingts ans, a été découverte dans le lit presque asséché du fleuve. Les autorités ont dû la transporter avec précaution avant de la faire exploser profondément sous terre.

Ces apparitions inquiétantes ne relèvent pas seulement de l’anecdote historique. Elles donnent à voir, de manière presque obscène, la vérité contenue dans une phrase de William Faulkner : « Le passé n’est jamais mort. Il n’est même pas passé. »

Le retour du passé, dans un monde en feu

L’impression que l’histoire se répète ne repose pas sur une simple intuition. Tout au long du Danube, et plus largement en Europe, une nostalgie de l’époque où la prétendue « civilisation européenne » dominait sans partage s’est installée. À chaque vague, l’extrême droite assume davantage ses références raciales, ses obsessions identitaires et ses fantasmes de purification nationale — autant de discours que l’on croyait enterrés avec le IIIᵉ Reich.

L’ampleur de ce retour a éclaté au grand jour lors de la Conférence de sécurité de Munich, au début de 2025. Le nouveau vice-président des États-Unis, J. D. Vance, y a reproché aux dirigeants européens de maintenir un cordon sanitaire autour de partis d’extrême droite qui, hier encore, étaient considérés comme infréquentables.

Vance s’est également empressé de rencontrer des responsables de l’Alternative pour l’Allemagne, l’AfD, un parti qui diffuse des projets de « remigration » visant l’expulsion massive de personnes immigrées ou issues de l’immigration. L’un de ses anciens coprésidents avait même osé qualifier la période nazie de simple « fiente d’oiseau » dans l’histoire allemande. En septembre, l’AfD a enregistré une percée électorale historique en Saxe-Anhalt, avec 43,8 % des voix.

Plus à l’est, sur les rives du Danube, le Parti de la liberté d’Autriche, le FPÖ — fondé en 1956 par un ancien responsable nazi — atteint des niveaux de popularité inédits. Walter Rosenkranz, figure de ce parti, occupe désormais le deuxième poste institutionnel le plus important du pays. L’année dernière, son chef de cabinet a dû démissionner après qu’une enquête sur un groupe d’extrême droite appelé les « Séparatistes saxons » a mis au jour un stock de munitions et d’objets nazis sur une propriété liée à lui.

Le hasard veut que les initiales de ce groupe soient « SS ». Le hasard veut aussi qu’Elon Musk, soutien fervent de l’AfD et de plusieurs forces de l’extrême droite européenne, ait adressé ses remerciements aux électeurs de Donald Trump, en janvier 2025, par un geste que beaucoup ont interprété comme un salut nazi. Face aux critiques, Musk a ironisé sur sa plateforme X : selon lui, l’accusation consistant à dire que « tout le monde est Hitler » serait devenue trop usée.

Comme les épaves de guerre qui émergent du Danube asséché, le fascisme réapparaît en Europe, aux États-Unis et dans bien d’autres pays. Mais il serait dangereux de se contenter d’une comparaison historique mécanique. Pour comprendre l’extrême droite contemporaine, il ne faut pas seulement observer les reliques rouillées du passé. Il faut regarder le lit du fleuve : la sécheresse, le dérèglement climatique, l’effondrement écologique et social qui constituent le terreau de ce nouvel autoritarisme.

Un fascisme né de la catastrophe planétaire

Le fascisme prospère toujours dans les périodes de crise profonde. Mussolini et Hitler se sont imposés dans une Europe dévastée par la Première Guerre mondiale : des millions de morts, des économies brisées, des villes remplies d’orphelins, de veuves et d’anciens combattants mutilés, plongés dans la misère.

Mais les crises actuelles ont une autre dimension. Lorsque des fleuves essentiels s’assèchent, que des inondations glaciaires détruisent des villages entiers à des milliers de kilomètres, que les saisons deviennent méconnaissables et que les incendies ravagent des continents, nous ne faisons plus face à une crise nationale ou continentale. Nous vivons une crise planétaire, existentielle, potentiellement apocalyptique.

Hitler et Mussolini étaient prêts à déchaîner une violence monstrueuse. Mais ils sont morts avant l’essai nucléaire Trinity, avant que l’humanité ne découvre qu’elle détenait les moyens matériels de s’anéantir elle-même. Ils ne savaient pas que les fumées industrielles et les gaz d’échappement pouvaient bouleverser la chimie de la planète. Ils ne pouvaient pas imaginer qu’un individu privé puisse concentrer davantage de richesse et de puissance technologique que la plupart des États du monde.

Les fascistes contemporains, eux, sont nés dans ce monde-là : un monde d’armes nucléaires, de chaos climatique, de surveillance numérique, d’intelligence artificielle incontrôlée et de milliardaires capables de peser sur les élections, les guerres, les infrastructures et l’espace public.

Nous ne sommes donc pas devant une simple répétition du fascisme historique. Nous sommes devant sa continuation dans un contexte inédit : celui de sociétés qui savent que les conditions mêmes de leur survie sont en train d’être détruites.

C’est ce phénomène que nous pouvons appeler le fascisme de la fin des temps.

Dans les années 1950, après avoir fui le nazisme, le philosophe juif allemand Günther Anders réfléchissait à ce que la bombe atomique avait changé. « Parce que nous sommes les premiers êtres humains responsables de l’apocalypse, écrivait-il, nous sommes aussi les premiers à vivre sous sa menace. »

Pour la première fois dans l’histoire, l’extinction humaine, l’« omnicide », devenait une possibilité réelle. Les anciennes formes de domination anéantissaient des peuples, des villes, des royaumes, des cultures. Elles étaient atroces, mais elles ne menaçaient pas nécessairement l’humanité entière. Avec l’ère nucléaire, cette garantie disparaissait.

Aujourd’hui, l’intelligence artificielle vient encore aggraver ces risques. Elle exige des quantités gigantesques d’énergie, alimente le réchauffement climatique, accroît la concentration de la richesse et du pouvoir, fragilise les démocraties et ouvre la voie à des technologies susceptibles d’échapper à tout contrôle démocratique.

Umberto Eco, qui avait vécu sous le fascisme italien, rappelait que le fascisme nourrit toujours un « complexe de l’Apocalypse ». Il imagine une bataille finale contre des ennemis désignés, après laquelle le mouvement prendrait le contrôle du monde.

Mais les fascistes du XXᵉ siècle envisageaient, malgré tout, un après. Ils promettaient un ordre stable à ceux qu’ils considéraient comme appartenant au « bon » groupe : une nation purifiée, enrichie, consolidée par la guerre, le pillage et l’exclusion.

Les nazis promettaient à leurs partisans aryens des terres confisquées aux Slaves, des maisons volées aux Juifs, des infrastructures neuves et de grands travaux. C’était un projet abject, génocidaire et colonial. Mais il contenait, pour sa base sociale, une promesse matérielle : une place dans un avenir construit sur la dépossession des autres.

Une élite qui ne promet plus rien

C’est là que Donald Trump et les dirigeants de sa galaxie politique se distinguent profondément de leurs prédécesseurs fascistes.

Certes, ils exhibent encore des promesses de retour à un âge d’or imaginaire : le retour des emplois industriels des années 1950, la famille patriarcale avec une épouse soumise et des enfants obéissants, la liberté économique magique apportée par les cryptomonnaies. Mais ces promesses sonnent creux.

Les robots menacent de capter les emplois. Les cryptomonnaies enrichissent avant tout les familles présidentielles, les spéculateurs et les grandes fortunes. Et l’on ne voit guère de plan pour offrir un avenir digne à celles et ceux qui ne sont pas riches.

Les élites politiques et économiques qui portent ce fascisme de la fin des temps ne proposent pas une société meilleure. Elles préparent les populations à des « temps difficiles » permanents, selon l’expression d’Alex Karp, directeur général de Palantir. Elles imaginent un monde où de petits groupes privilégiés survivront, barricadés derrière leurs fortunes, leurs technologies, leurs frontières et leurs arsenaux, au milieu du chaos, des guerres et des catastrophes successives.

Le fascisme de la fin des temps ne promet donc pas l’abondance collective. Il propose seulement de croire que l’on pourra obtenir une place dans un bunker.

Pour certains, ce bunker prend la forme d’une fusion avec des machines « super-intelligentes », afin d’éviter de rejoindre ce que les ingénieurs de la Silicon Valley appellent déjà, avec un cynisme glacial, la « classe marginale permanente ».

Pour d’autres, il s’agit de maintenir « les nôtres » à l’abri dans un État-nation ethniquement purifié, militarisé et protégé contre les pauvres, les réfugiés et les victimes d’un monde en flammes.

Pour les ultra-riches, il peut s’agir d’un siège dans une fusée d’Elon Musk, d’une puce Neuralink et du fantasme de devenir une espèce « multi-planétaire ». Dans tous les cas, le sort de la Terre, l’avenir commun et la possibilité d’une société soutenable sont relégués au second plan — quand ils ne sont pas tout simplement abandonnés.

Trois forces dans une même alliance

Le fascisme de la fin des temps n’est pas un bloc homogène. Le fascisme ne l’a jamais été. Il s’agit plutôt d’une alliance instable, conflictuelle et extrêmement dangereuse entre trois grandes forces : les fondamentalistes religieux, les accélérationnistes de la technologie et les ethno-nationalistes militants.

Il n’y a pas si longtemps, les visions ouvertement apocalyptiques étaient cantonnées aux marges de la droite religieuse. Des théocrates et des croyants fondamentalistes scrutaient l’actualité à la recherche des signes annonciateurs du Jugement dernier, convaincus qu’ils seraient sauvés tandis que le reste de la civilisation sombrerait dans le chaos et l’Armageddon.

Aujourd’hui, ces courants pèsent au cœur même des appareils de pouvoir, notamment aux États-Unis et en Israël. Ils défendent des politiques de confrontation militaire qu’ils présentent comme l’accomplissement de prophéties bibliques. Dans un entretien accordé à un podcast évangélique, J. D. Vance a reconnu qu’il ne serait pas surpris que l’Antéchrist soit déjà parmi nous, tout en évoquant la possibilité que les décisions politiques actuelles précipitent « la fin des temps ». Une vision similaire est défendue par son mentor et mécène, Peter Thiel.

La Silicon Valley, de son côté, s’est imprégnée d’un imaginaire messianique et millénariste. Les géants de la technologie rivalisent pour fabriquer des divinités numériques qui, selon eux, apporteront soit la Terre promise, soit la destruction totale. Sam Altman a lui-même résumé cette logique avec un mélange saisissant de cynisme et de désinvolture : l’intelligence artificielle provoquera peut-être la fin du monde, mais il y aura, entre-temps, « de formidables entreprises ».

Le même nihilisme nourrit l’obsession des « invasions » migratoires, la théorie raciste du « grand remplacement » et l’idée selon laquelle l’immigration serait une forme de « suicide » ou d’« effacement » culturel. C’est la composante de l’alliance qui possède le plus grand pouvoir de séduction populaire : elle transforme la peur sociale, le déclassement et l’angoisse climatique en haine contre les migrants, les musulmans, les personnes racisées et les pauvres.

Dans toutes ces visions bunkerisées, il n’existe aucun projet sérieux pour affronter les causes des crises collectives. Au contraire : tout semble conçu pour accélérer la catastrophe.

Dérèglement climatique et haine organisée

L’été européen de chaleur et de sécheresse extrêmes en est une illustration brutale. Pendant que les reliques nazies réapparaissaient dans le Danube, l’Europe a enregistré, en une seule semaine, un excès de mortalité de 16 000 personnes. D’immenses territoires ont brûlé, contraignant des centaines de milliers d’habitants à fuir.

En Espagne, alors que des populations cherchaient à se mettre à l’abri des incendies, Santiago Abascal, chef du parti d’extrême droite Vox, a dénoncé le « fanatisme climatique » et la corruption gouvernementale, qu’il accusait d’avoir facilité les feux.

Puis il a détourné l’attention des catastrophes climatiques vers une prétendue « urgence migratoire » en Afrique du Nord. À propos des dizaines de milliers de migrants arrivés à Ceuta à la fin juillet, Abascal a parlé d’une « armée d’invasion » venue violer et piller. Cette rhétorique ignore délibérément que Ceuta appartient à l’Espagne à la suite de siècles de véritables conquêtes coloniales, et que la plupart des migrants ont été renvoyés presque immédiatement vers le Maroc, tandis que beaucoup ont péri dans la tragédie.

Trump, Javier Milei et une grande partie de la droite mondiale ont repris et amplifié ce discours, attisant la peur et l’hystérie autour de Ceuta, jusqu’à provoquer des mobilisations anti-immigrés en Espagne.

La stratégie est connue. Trump fait de « l’invasion » migratoire un pilier de ses campagnes. José Antonio Kast, élu président du Chili en mars, avait promis de construire des tranchées et des murs aux frontières avec la Bolivie et le Pérou. Marine Le Pen, elle, déclarait déjà en 2019 que les migrants étaient des « nomades » auxquels « l’environnement ne tient pas à cœur » et qui n’auraient « pas de patrie ».

Le fascisme de la fin des temps — avec ses frontières militarisées, son aide internationale réduite à néant et son obsession pour les ressources enfouies sous les glaces qui fondent au Groenland — peut ainsi être compris comme une forme perverse d’adaptation au changement climatique.

Puisque le réchauffement est devenu impossible à nier, il reste une chose à nier : l’humanité des autres.

Comment justifier autrement le fait de laisser mourir de faim des populations dans les terres desséchées de Somalie ? Comment justifier les noyades en Méditerranée ou au large de l’Afrique du Nord ? Comment justifier les morts dans les centres de détention de l’ICE aux États-Unis ? Il faut d’abord accepter l’idée que certaines vies comptent moins que d’autres.

L’extrême droite séduit particulièrement de jeunes hommes, souvent issus d’une génération convaincue qu’elle n’aura jamais accès à la propriété, à la stabilité ou à la sécurité matérielle. Beaucoup trouvent un maigre dédommagement dans le plaisir de provoquer les progressistes sur Internet, dans les provocations permanentes, les « mèmes » et la glorification romantique des autoritarismes du passé.

Les théoriciens du complot se trompent sur les faits, mais ils touchent parfois juste sur les émotions. Les fascistes de la fin des temps savent exploiter des sentiments profondément enracinés : l’insécurité, l’angoisse, la perte de repères, la sensation de vivre dans un monde où les saisons se dérèglent et où il devient de plus en plus difficile de distinguer le vrai du faux.

Ils expliquent que si nous ne reconnaissons plus nos villes, c’est à cause des kebabs, des minarets ou des migrants venus nous « remplacer ». Jamais à cause du dérèglement climatique qui bouleverse les territoires, ni des patrons de la tech qui veulent remplacer les travailleurs par des robots tout en invoquant leurs nouvelles divinités numériques.

Les dirigeants d’extrême droite voient dans ce désordre une opportunité. Ils savent que la réaction prospère dans les périodes d’instabilité et de conflit. Ils savent que la précarité pousse les individus à se retourner les uns contre les autres, à défendre désespérément les maigres privilèges qu’ils possèdent encore et à chercher un bouc émissaire plus faible qu’eux.

Opposer la solidarité à l’apocalypse

Il y a un siècle, ces dynamiques ont mené l’Europe au désastre. Mais les États-Unis, confrontés à des crises d’ampleur comparable, ont aussi connu une autre possibilité.

Pendant la Grande Dépression, alors que les démagogues racistes trouvaient une audience, des syndicalistes et des responsables politiques ont construit une alternative. Franklin D. Roosevelt soutenait que le Congrès devait accroître les dépenses publiques pour combattre le fascisme sur le territoire américain.

Dans un discours radiophonique, il expliquait que la démocratie avait disparu dans d’autres grandes nations non parce que leurs peuples détestaient la démocratie, mais parce qu’ils étaient épuisés par le chômage, l’insécurité et la faim. Ils voyaient leurs enfants souffrir tandis que les gouvernements restaient paralysés, incapables d’agir. Désespérés, ils avaient fini par sacrifier leur liberté dans l’espoir d’obtenir de quoi manger.

Le New Deal n’a pas seulement été un programme économique. Il a contribué à couper l’herbe sous le pied des extrémistes parce qu’il répondait à des besoins matériels réels, apportait une forme de sécurité et redonnait une perspective collective.

L’histoire ne se répète jamais exactement. Mais la leçon essentielle demeure : on ne vaincra pas le fascisme en se contentant de dénoncer ses discours ou de s’indigner de ses provocations. Il faut combattre les causes matérielles qui rendent les populations vulnérables à l’autoritarisme et aux boucs émissaires.

Cela suppose de financer massivement les services publics qui rendent la vie vivable. Cela suppose d’investir dans des emplois décents, utiles socialement et correctement rémunérés. Cela suppose de garantir le logement, la santé, l’éducation, l’énergie et la sécurité économique.

Mais cela exige aussi d’affronter frontalement les risques existentiels de notre époque : le dérèglement climatique, les armes nucléaires, l’intelligence artificielle générative, la concentration démesurée de la richesse et le pouvoir sans contrôle des milliardaires.

Partout, des forces sociales commencent déjà à pousser dans cette direction. Le mouvement pour une gouvernance démocratique de l’intelligence artificielle s’étend et obtient parfois l’arrêt de projets de centres de données tant que des garanties démocratiques ne sont pas mises en place. Les campagnes pour taxer davantage les milliardaires — voire pour plafonner la richesse — gagnent du terrain. Aux États-Unis, un nombre historique d’élus réclame l’arrêt des livraisons d’armes à Israël et s’oppose à l’escalade militaire contre l’Iran. Des candidats démocrates dissidents remettent aussi au centre du débat un New Deal vert et un système de santé universel.

Le chemin est encore long. Les réponses restent très loin d’être à la hauteur des crises que nous traversons. Mais une idée simple progresse : la meilleure manière de protéger nos voisins de l’appel du fascisme apocalyptique, ce n’est pas de leur promettre une place dans un bunker ou derrière une frontière militarisée.

C’est d’améliorer leur vie, ici et maintenant.

Traduction Bernard Tornare

Source en espagnol

Traduction réalisée pour diffusion et compréhension du texte original. Les propos et positions exprimés sont ceux de l’auteur initial.

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