Hantavirus et bioterrorisme psychologique
La peur est l’une des drogues les plus puissantes jamais
inventées.
Par Dr Robert W. Malone
Contrairement aux antibiotiques ou aux antiviraux, elle ne
nécessite aucune autorisation réglementaire, aucune usine de production, ni
chaîne du froid. Elle se propage d’elle-même. Il suffit d’un titre alarmant, de
quelques experts à la télévision, d’une musique anxiogène en fond sonore, et
soudain des millions de personnes commencent à scruter leur corps à la
recherche de symptômes qu’elles ignoraient encore dix minutes auparavant.
Le bioterrorisme psychologique : définition et logique
Le bioterrorisme psychologique consiste à instrumentaliser
la peur des maladies pour manipuler individus, populations, marchés et
gouvernements. Les objectifs peuvent être politiques, financiers ou
bureaucratiques — et bien souvent les trois à la fois.
Il ne s’agit pas d’une théorie du complot, mais d’une forme
reconnue de guerre psychologique. Dans l’ouvrage Psywar,
il est notamment fait référence au Dr Alexander Kouzminov, ancien officier des
services de renseignement soviétiques et russes, spécialiste de l’espionnage
biologique. Dès 2017, il décrivait comment la peur des maladies infectieuses
pouvait être amplifiée stratégiquement pour orienter les comportements
collectifs, influencer les décisions politiques et créer des opportunités pour
certains acteurs.
Une fois ce cadre compris, le schéma devient visible
partout.
Un scénario qui se répète
Un virus apparaît quelque part dans le monde. Les médias
passent en mode apocalyptique. Des experts annoncent des catastrophes
possibles. Des modèles informatiques projettent des millions de morts. Les
responsables politiques décrètent l’urgence. Les entreprises pharmaceutiques
annoncent de nouveaux produits. Les réseaux sociaux deviennent une caisse de
résonance de panique.
Et des individus ordinaires, qui voulaient simplement
acheter des œufs ou promener leur chien, ont soudain l’impression que la
civilisation pourrait s’effondrer au moindre éternuement.
Puis le cycle recommence.
L’exemple de l’hantavirus
Le dernier épisode en date est l’emballement médiatique
autour de l’hantavirus.
Soyons clairs : l’hantavirus existe. Il peut être grave. Il
nécessite une surveillance et des mesures sanitaires appropriées, notamment le
contrôle des rongeurs dans les zones à risque. Personne de sérieux ne conteste
cela.
Mais à suivre la couverture médiatique récente, on pourrait
croire que la moitié du pays est sur le point de mourir à cause de particules
issues d’excréments de souris circulant dans les systèmes de ventilation.
La réalité est bien moins spectaculaire.
Aux États-Unis, les infections à hantavirus restent
extrêmement rares. Elles surviennent généralement dans des zones géographiques
spécifiques et impliquent des expositions bien identifiées, souvent dans des
espaces clos contaminés par des déjections de rongeurs. Pourtant, le simple
fait de nettoyer une remise ou un sous-sol est présenté comme une scène digne
d’un film catastrophe.
La peur dépasse les faits
C’est précisément ainsi que fonctionne le bioterrorisme
psychologique : l’agent pathogène importe moins que la charge émotionnelle qui
lui est associée.
La peur se propage plus vite que les faits.
Ce mécanisme est efficace car les êtres humains sont
biologiquement programmés pour craindre les menaces invisibles. Un loup à
l’entrée de la grotte est inquiétant. Mais un virus invisible dans l’air active
des ressorts bien plus profonds : on ne peut ni le voir, ni le sentir, ni
négocier avec lui.
Chaque inconnu devient un danger potentiel. Chaque toux
devient suspecte.
Et cette perte de contrôle est précisément l’objectif.
Les quatre leviers de la manipulation
Le bioterrorisme psychologique repose sur quatre dynamiques
émotionnelles majeures :
La vitesse : les technologies modernes permettent une
diffusion instantanée de la peur à l’échelle mondiale.
La vulnérabilité : face aux maladies infectieuses, la
plupart des individus se sentent démunis et dépendants des autorités.
La confusion : informations contradictoires, modèles
changeants, recommandations fluctuantes — l’incertitude rend les populations
plus malléables.
La pression sociale : les comportements de conformité
deviennent des rituels d’appartenance autant que des mesures sanitaires.
Masques, distanciation, désinfection obsessionnelle, rappels
vaccinaux répétés : certains de ces gestes relèvent autant du symbole social
que de l’efficacité réelle.
L’être humain veut appartenir au groupe « protégé ». Cet
instinct peut être exploité.
Quand l’angoisse devient virale
Dans ce contexte, chaque danger potentiel est amplifié. Un
simple hangar poussiéreux devient un piège mortel. Nettoyer une pièce revient,
dans l’imaginaire collectif, à mener une opération militaire.
Les menaces invisibles génèrent une anxiété particulière,
car elles échappent à l’évaluation sensorielle. On peut voir un incendie,
entendre une sirène d’alerte. Mais pas un virus.
Cette incertitude crée un terrain idéal pour l’amplification
de la peur.
Une fois installée, celle-ci s’auto-entretient : chacun
scrute les signes de danger, les réseaux sociaux amplifient l’angoisse, et la
réaction émotionnelle finit par se détacher du risque réel.
Une mécanique déjà observée
Ce schéma s’est répété durant la pandémie de COVID-19. On le
retrouve aujourd’hui à moindre échelle avec la grippe aviaire, l’hantavirus, la
rougeole et d’autres menaces sanitaires mises en avant selon les cycles
médiatiques.
Le scénario reste identique : alerte, modélisations,
experts, injonction à agir immédiatement, puis implication croissante des
acteurs politiques, économiques et médiatiques.
La peur devient une infrastructure.
Le rôle du langage
Un élément clé réside dans l’usage du langage spéculatif : «
pourrait se propager », « risque de muter », « potentiel pandémique ».
Scientifiquement, ces affirmations peuvent être exactes.
Mais psychologiquement, elles sont souvent interprétées comme des certitudes
imminentes.
La majorité des individus n’a ni le temps ni les outils pour
évaluer ces nuances. Ils se fient au ton général et à la confiance accordée aux
institutions.
Il n’est pas nécessaire de mentir pour susciter la peur : il
suffit de sélectionner, amplifier et répéter certains éléments.
Peur, pouvoir et contrôle social
Historiquement, la peur a toujours été un levier politique
puissant. Elle permet de :
■ Justifier des mesures d’urgence
■ Accélérer les financements
■ Augmenter la consommation médiatique
■ Renforcer la conformité sociale
Durant la crise de la COVID, des rituels collectifs se sont
imposés. Certains avaient une utilité partielle, d’autres relevaient davantage
de la mise en scène. Tous contribuaient à signaler l’appartenance au « bon »
groupe.
Les risques à long terme
Cela ne signifie pas que les maladies infectieuses sont
fictives, ni que tous les acteurs de santé publique agissent de mauvaise foi.
Les épidémies existent, la prévention est nécessaire.
Mais la proportionnalité est essentielle.
Une société maintenue en état d’alerte permanent finit par
perdre sa capacité à distinguer les crises réelles des paniques fabriquées.
Les conséquences sont multiples :
■ Érosion de la confiance
■ Fatigue psychologique
■ Déclin de l’esprit critique
■ Polarisation entre peur excessive et cynisme total
Un danger supplémentaire réside dans l’usage prolongé des
urgences sanitaires pour renforcer le contrôle politique et économique :
restrictions des libertés, concentration des richesses, marginalisation des
voix dissidentes.
Résister à la manipulation
L’enjeu n’est pas de devenir insensible à la peur, mais de
devenir plus difficile à manipuler.
Cela implique de cultiver :
■ Le recul
■ La résilience
■ La capacité à poser des questions simples dans les
moments de panique
Qui bénéficie de cette peur ?
Quelles preuves existent réellement ?
Qu’est-ce qui relève du fait, et qu’est-ce qui relève de la
spéculation ?
La réponse est-elle proportionnée au risque ?
Quand la peur devient un produit
Le point crucial est de reconnaître le moment où la peur
elle-même devient le produit.
Car lorsqu’une société accepte l’état d’urgence permanent
comme norme, les libertés s’érodent progressivement — titre alarmiste après
titre alarmiste.
Traduction Bernard Tornare
Traduction réalisée pour diffusion et compréhension du texte original. Les propos et positions exprimés sont ceux de l’auteur initial.
Commentaires
Enregistrer un commentaire