La conscience de classe : le seul rempart contre la barbarie
Par André Abeledo Fernández Aujourd’hui plus que jamais, on veut nous convaincre que les classes sociales sont un concept d’un autre siècle, un anachronisme rangé dans les livres d’histoire aux côtés de la machine à vapeur. On nous bombarde de termes comme « classe moyenne », « entrepreneurs » ou « collaborateurs », des étiquettes soigneusement fabriquées dans des bureaux de marketing pour que le travailleur ne se reconnaisse pas dans le miroir pour ce qu’il est réellement : un exploité. La perte de la conscience de classe n’a pas été un accident ; elle a été une opération de chirurgie esthétique politique exécutée par le système. Le capitalisme a réussi à faire en sorte que l’ouvrier non seulement vote pour son bourreau, mais aspire à le devenir. On nous a vendu « l’individualisme méritocratique » comme une nouvelle religion, tandis que la précarité devient le paysage quotidien de nos vies. La réalité est têtue. Peu importe comment on vous appelle au bureau ou combien de filtres...