Quand le capital se déguise en peuple et que la « gauche » perd la rue
Le « nouvel ordre autoritaire » a le visage d'un supporter et le cœur d'un banquier Pendant que des millions de personnes font face à la précarité, l'extrême droite gagne du terrain avec des discours patriotiques, de faux ennemis et des promesses d'ordre. Mais derrière le maquillage émotionnel se cache toujours la même chose : les intérêts du capital. Or, devant ce phénomène, quelles sont les raisons pour lesquelles, paradoxalement, la « gauche » recule à une vitesse accélérée ? Par Carlos Serna Il y a quelque chose qui flotte dans l'air. On le voit dans les titres des journaux, dans les groupes WhatsApp, dans les conversations familiales et sur les affiches qui ornent les villes en période électorale. Parfois il apparaît déguisé en bon sens, d'autres fois en rébellion, et d'autres encore comme une promesse d'ordre face au chaos. Mais si on y prête attention, elle est toujours là : l'avancée de l'extrême droite. Il ne s'agit pas d...