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Affichage des articles du 2025

Les États-Unis sortent les griffes : une « nouvelle stratégie » pour dominer le monde

Jusqu’où les États-Unis sont-ils prêts à aller pour contrer l’ascension de la Chine ? Quelle est la véritable signification du document sur la Nouvelle Stratégie de Sécurité Nationale publié par Washington ? Sommes-nous à l’aube d’une nouvelle ère de guerres économiques et militaires ? Quelles conséquences cette stratégie aura-t-elle sur les droits sociaux et les démocraties ? Peut-on freiner la montée de l’autoritarisme global ? Cet article examine la situation actuelle avec un regard critique et engagé. Par Martín Álvarez Ces dernières années, les États-Unis ont intensifié une politique étrangère de plus en plus agressive, désormais sans le moindre masque. Cette orientation a été formulée de manière explicite dans un document rendu public au début du mois de décembre : la Nouvelle Stratégie de Sécurité Nationale des États-Unis (ESN). Ce texte expose clairement les priorités que ce pays se fixe désormais dans sa course désespérée pour maintenir sa domination mondiale...

2026 : les guerres qui viennent

Par Fabrizio Casari Une nouvelle Doctrine de Sécurité Nationale Le récent document américain définissant les lignes stratégiques de la nouvelle Doctrine de Sécurité Nationale inaugure un changement majeur dans l’aventure impériale mondiale des États-Unis. Il marque une rupture profonde avec les orientations suivies sous les administrations Obama et Biden : nouvelles priorités, redéfinition des alliés, partenaires et ennemis, et réajustement tactique global. Le tournant du “sauvetage occidental” Un point en particulier représente une cassure nette avec la période précédente. Jusqu’ici, l’Occident collectif — États-Unis, Union européenne, Canada, Australie, Japon, Corée du Sud, Israël et consorts — participait conjointement au pillage du Sud et de l’Est globaux. Dans cette version plus agressive, et aussi plus désespérée, même cet Occident collectif doit désormais contribuer directement au “sauvetage” de la richesse mondiale au profit de l’économie américaine. Ainsi s’expliqu...

La reddition de l’Europe

Par Stalin Vladímir Centeno La photo qui dit tout L’Europe s’est rendue, et la photo du 14 août 2025 à la Maison-Blanche en dit long, sans besoin de mots supplémentaires. Une délégation européenne de tout premier plan a traversé l’Atlantique pour s’asseoir face à Donald Trump dans le Bureau ovale — avec un Trump donnant la cadence et des Européens acceptant une feuille de route dictée par les États-Unis. Le dossier ukrainien et la facture de la guerre La réunion s’est articulée autour de deux axes étroitement liés : la poursuite du soutien au corrompu Zelensky dans sa guerre contre la sœur Fédération de Russie, et la répartition du coût de ce conflit, l’OTAN servant de caisse d’ajustement et l’Europe comme principal payeur. La présence ce jour-là des présidents et premiers ministres européens aux côtés du chef de l’OTAN s’explique mieux à la lumière des jours précédents : avant même cette rencontre, l’Europe s’était déjà inclinée en signant un accord commercial dans des con...

Un porte-avions de trop, ou la « puissance » comme impasse politique et stratégique

Par Alain Refalo En justifiant la construction d’un nouveau porte-avions au nom de la puissance, Emmanuel Macron n’a pas seulement annoncé un programme militaire, il a réaffirmé une vision du monde selon laquelle la place d’un pays dans l’ordre international se mesure à son arsenal militaire et sa puissance de destruction. Cette conception mérite d’être nommée pour ce qu’elle est : une idéologie de la puissance militarisée, profondément enracinée dans l’histoire des États guerriers, mais de plus en plus inadaptée aux réalités contemporaines. Le porte-avions est l’objet fétiche de cette idéologie. Il ne sert ni à défendre un territoire, ni à protéger des populations. Il est conçu pour frapper loin, intervenir vite, peser par la menace ou l’usage de la violence armée. Il matérialise une doxa politique ancienne, fondée sur la dissuasion par le chantage à la destruction. L’invoquer comme gage de crédibilité internationale revient à admettre que la guerre demeure l’horizon ultime de l...

Un Occident kafkaïen

Par Biljana Vankovska De l’État de droit à l’ère des non-personnes. Un passage du roman La Servante écarlate de Margaret Atwood ne cesse de me trotter dans la tête : C’est à ce moment-là qu’ils ont suspendu la Constitution. Ils disaient que ce serait temporaire. Il n’y a même pas eu d’émeutes dans la rue. Les gens restaient chez eux le soir, à regarder la télévision, à chercher à s’orienter. Il n’y avait même pas un ennemi sur lequel mettre le doigt. Aujourd’hui, la liste des ennemis est longue : la Russie, la Chine, l’Iran, le Hamas, etc. L’embarras du choix ! Nos écrans ont évolué, mais pas notre passivité. Nous ne regardons plus la télévision, mais nous faisons défiler les images, distraits et apathiques, tandis que les libertés s’érodent en silence. Cette passivité a vidé la société de sa substance et il ne reste plus que des masses zombifiées, soumises et interchangeables. Cette réflexion fait suite à une récente décision de l’UE d’adopter des “ mesures restrictives ”, déf...

L’espérance révolutionnaire de Noël

Par Tim Yeager La période de Noël peut être déprimante. Elle fait ressortir certains des pires traits du capitalisme et nous les jette à la figure. Impossible d’y échapper, quelles que soient nos croyances philosophiques ou religieuses. Les publicités attisent la culpabilité si l’on n’achète pas assez — ou mal choisis — de produits de consommation pour ceux qu’on aime. Les institutions financières rivalisent d’« offres créatives » pour que les prêteurs puissent engranger davantage de profits. Et c’est une catastrophe écologique : jamais autant de plastique, de carton et d’emballages n’auront été produits, transportés, puis jetés dans les décharges ou incinérés que pendant la période de Noël. Et pourtant… ensevelie sous les catalogues de cadeaux et de prospectus, presque noyée dans une mer de chants de Noël de supermarché, enfermée dans un coffre-fort théologique gardé au fil des siècles par des armées de prédicateurs, de prêtres et de pontifes, brûle une flamme secrète et tenac...

Ce qui me sépare des vivants

Je suis incapable de passer à autre chose. Quitte à rester figé pour toujours, être en colère pour toujours, perdre la raison à cause du froid, être le dernier à regarder là où tous les autres ont fui. Par Ahmad Ibsais Ce que signifie continuer à regarder, alors que le monde tourne sans vous. Google dit que lorsqu’on pleure si longtemps que le visage finit par s’engourdir, c’est parce que la contraction répétée des muscles faciaux réduit le flux sanguin, et que le sel contenu dans les larmes irrite les terminaisons nerveuses. C’est une réaction physiologique. Temporaire et réversible. Mais Google n’explique pas ce que signifie la persistance de l’engourdissement. Lorsqu’on pleure, qu’on a envie de pleurer ou qu’on est incapable de pleurer depuis plus de deux ans, et que le visage apprend à se contenir. Quand on entend un enfant suffoquer dans les eaux de pluie qui s’engouffrent dans une tente et que notre visage reste impassible. Ou lorsqu’on vous dit qu’un enfant a reçu une ba...

Une militante panafricaine suisse dans le viseur de l’Union européenne

Par Bernard Tornare Nathalie Yamb, militante anticolonialiste et panafricaine, est devenue en 2025 la première citoyenne suisse sanctionnée par l’Union européenne pour ses prises de position politiques, soulevant de graves questions sur la liberté d’expression et l’État de droit en Europe. Cette affaire illustre un glissement préoccupant de l’outil des sanctions, détourné de sa cible initiale – les acteurs étrangers – vers des voix dissidentes issues de l’espace démocratique occidental lui ‑ même. ​ Une figure majeure du panafricanisme Nathalie Yamb possède la double nationalité suisse et camerounaise et réside en Suisse, dont elle détient le passeport. Militante anticolonialiste de premier plan, elle s’est fait connaître par une critique frontale de la présence néocoloniale occidentale, en particulier française, sur le continent africain. ​Son engagement repose sur un plaidoyer en faveur de la souveraineté, de la liberté d’expression et de la responsabilité démocratique, conte...

Noël en rouge et blanc : le moment de partager ?

Par Marcelo Colussi Chaque mois de décembre, le monde occidental se noie sous une avalanche de vœux pieux, de « paix et d’amour » et d’invitations au partage. On se croirait soudain baignés dans un élan universel de bonté… comme si le reste de l’année n’existait pas. Et, évidemment, au centre de cette féerie consumériste trône ce personnage jovial, vêtu de rouge et de blanc, dont le rire bonhomme envahit vitrines, écrans et publicités : le fameux Père Noël. Il change de nom selon les régions — Santa Claus, Papá Noel, San Nicolás, Babbo Natale, Pai Natal, Bom Velhinho — mais le sens est partout le même : il a depuis longtemps supplanté celui dont on prétend fêter la naissance le 24 décembre, un certain Jésus né il y a deux mille ans dans un modeste abri de Bethléem… dans cette même Cisjordanie ensanglantée où trois religions prêchent la paix tout en se disputant la terre à coups de bombes. Paix, amour, pardon ? Des mots vidés de sens quand Israël, gendarme régional et bras armé des ...

Le système de santé vampire des États-Unis

Par Stalin Vladímir Centeno Tomber malade, un risque économique et vital Aux États-Unis, tomber malade peut être une condamnation économique et, pour des centaines de milliers de personnes, une condamnation à mort. Chaque année, des centaines de milliers d’Américains meurent de causes évitables liées au manque d’accès rapide aux soins médicaux. Ce n’est pas qu’il manque d’hôpitaux, mais plutôt d’argent. Et s’y ajoute souvent l’absence d’assurance maladie, ou le fait d’en avoir une qui ne couvre pas suffisamment. La puissance qui dit investir le plus au monde dans la santé est incapable de garantir des soins de base à toute sa population. Le discours propagandiste de l’empire yankee se fracasse contre les chiffres : les États-Unis consacrent 16,6% de leur PIB à la santé, soit bien plus que la moyenne des pays développés. La dépense par habitant dépasse les 12 500 dollars par an, presque le double de celle des pays européens dotés de systèmes universels. Malgré ces sommes colossale...

Les intrigants relégués au bout de la table

« Qui creuse une fosse pour les autres y tombe lui-même », dit un proverbe allemand. Les bellicistes européens du monde politique et médiatique, qui creusent depuis près de quatre ans une fosse pour les Ukrainiens et les Russes, s’y retrouvent aujourd’hui à leur tour. «  Et si tout le monde croyait au mensonge diffusé par le parti (belliciste), si tous les documents disaient la même chose, alors le mensonge passait à l’Histoire et devenait vérité  », écrivait George Orwell. Avait-il pressenti à quel point les propagandistes du mensonge finiraient par devenir les victimes de leur propre récit ? Par Oskar  Lafontaine Depuis des années, ils nient que l’élargissement de l’OTAN vers l’Est ait eu pour conséquence presque inévitable la guerre en Ukraine. Les Russes ne veulent ni troupes occidentales ni missiles américains à leur frontière. Pendant des années, les propagandistes ont nié qu’Obama et Biden aient financé le coup d’État du Maïdan en 2014, et que l’installation à Kiev d’un go...

Fascisme et nazisme, toujours vivants sous la domination de l’Europe et des États-Unis

Par Stalin Vladimir Centeno Les origines du fascisme Le fascisme est né en Europe après la Première Guerre mondiale comme une réponse violente des élites à l’avancée du mouvement ouvrier et du socialisme. Son créateur, Benito Mussolini, donna forme en 1919 à cette doctrine pour la mettre au service du grand capital, du militarisme et du nationalisme extrême. Il est essentiel de préciser que le fascisme ne vient pas de la gauche et encore moins pour la gauche. Il a été conçu comme un instrument pour l’écraser, imposer un ordre hiérarchique, soumettre la société et exiger une obéissance absolue. Le nazisme et sa radicalisation Le nazisme apparut ensuite en Allemagne avec Adolf Hitler, à partir de 1920, lorsque le Parti national-socialiste des travailleurs allemands se consolida comme force politique. Hitler régna sur l’Allemagne entre 1933 et 1945, reprenant cette même base doctrinale et la poussant à son extrême en érigeant la suprématie raciale en politique d’État. Sous so...